It was amidst a dizzying flurry of questions on the nature of Time that the third opus by Les Breastfeeders, Dans la geule des jours, came into being. Released in Canada (March 2011 - Blow The Fuse) and in France (April 4th 2012 - IDOL/La Baleine), the album grafts philosophical inquiry onto a backdrop of hard-hitting rock’n’roll. The band has envisioned the 13 tracks as tableaux representing each of them in the face of temporality, a concept developed by humans that brings with it a great many questions – is Time a fabrication of the mind, or is it intrinsic to nature? Here we have a pulsating rock album laced through with an elaborate and expanding idea; an album in which, as always, Les Breastfeeders shuffle the deck of their influences in an attempt to distance themselves from the clichés that bedevil certain musical genres.
Dans la gueule des jours has, beneath an avalanche of decibels, a strikingly literary lyrical content. Written for the most part in the early morning, the album’s lyrics comprise a joyous and poignant hymn to the idea of time unfurling and slipping through one’s fingers.
Through a kind of nocturnal poetry, longing for the sun, Les Breastfeeders transport their listeners to a world of images. Will the days finally swallow us? Are we born once the days spit us back out? Is naked truth to be found under the blinding sun? Dawn or dusk, for the chasing of shadows? What do we really know? One thing is certain, and it’s that Les Breastfeeders are again pushing the limits of their rock/pop hybrid, not hesitating to slow the tempo down and bring in a 4-piece string ensemble; to chop up a song’s rhythm with the help of a South American marimba virtuoso; to tack on a chorus of savage-sounding children’s cries to a fuzzy squall of guitars or to drift away in a daydream with the gentle lull of carnival organs. While remaining faithful to their raw and primitive guitar sound, never before have they brought forth such varied textures from their 6-strings – a rock’n’roll stomp linking up with the beautiful frenzy of the more mellow passages in a sky of ether and fire!
Worth noting is the collaboration of Etienne Charry - co-founder with Michel Gondry, Gilles Chapat and Nicolas Dufournet of the late ‘80s pop-rock group Oui Oui – who wrote one of the songs on the album, Manteau de Froid. The album, loaded with pretty vocal harmonies and catchy choruses, was recorded at the Stock Market in Montreal and produced by Joseph Donovan, Adrian Popovich and Les Breastfeeders themselves.
Dans la gueule des jours just might be the most joyous and danceable Breastfeeders album yet...
C’est dans un tourbillon obsessionnel sur la notion du temps que Les Breastfeeders ont composé la majeure partie de leur troisième opus intitulé Dans la gueule des jours, en magasin au Canada depuis le 8 mars 2011, sur l’étiquette Blow The Fuse, et en France sur IDOL/La Baleine (4 avril - 2012).
Heureux mélange de questionnements philosophiques et de rock'n’roll toujours aussi percutant, le groupe présente ses treize pièces comme des tableaux dessinant chacune de leurs réflexions face à la temporalité, ce concept développé par l’être humain qui comporte toujours un questionnement profond; le temps est-il une fabrication ou un concept intrinsèque à la nature? Une longue réflexion se tapisse donc derrière un album rock entraînant, à saveur pop, où comme toujours, Les Breastfeeders n’en font qu’à leur tête en brouillant les cartes et s’éloignent des stéréotypes qui accompagnent souvent les genres musicaux.
Dans la gueule des jours cache, sous son rock tonitruant, des paroles empreintes d’une dimension littéraire frappante. Écrits pour la plupart au petit matin, les textes contenus sur l’album livrent un hymne joyeux et réaliste à cette notion du temps qui défile et qui nous glisse entre les doigts.
C’est à travers une poésie nocturne qui parle au soleil que les Breastfeeders transportent l’auditoire dans un monde imagé: Est-ce que ce sont les jours qui finalement nous avaleront? Prenons-nous naissance lorsque le jour nous recrache? Serait-ce la vérité toute nue sous le soleil aveugle? L'aube ou le crépuscule à la chasse aux ombres? Qu'en savons-nous? Ce qui est certain, c'est que les Breastfeeders repoussent encore une fois les limites de leur rock n'roll pop hybride, n'hésitant pas à ralentir le tempo et à laisser entrer en studio un quatuor à corde; à hacher menu une rythmique à l'aide d'un diable de marimba sud-américain; à coller sur le fuzz d'une guitare une chorale d'enfants sauvages ou bien à partir sur un doux songe éveillé avec la musique ondulée d'un orgue de fête foraine... Fidèles à leurs rutilantes guitares d'avant le déluge, jamais ils n'avaient autant fait ressortir les différentes textures de leurs six-cordes et les rocks bondissants s'enchaînant aux délires des morceaux plus azurés dans un ciel d'éther et de feu.
Notons la collaboration d’Étienne Charry (co-fondateur avec Michel Gondry, Gilles Chapat et Nicolas Dufournet du groupe pop-rock Oui Oui formé à la fin des années 80) qui à écrit et composé l’une des pièces de l’album, Manteau de froid. Ce nouvel album, riche en harmonies vocales et en refrains accrocheurs, fut enregistré au studio Stock Market à Montréal et réalisé par Joseph Donovan, Adrian Popovich et les Breastfeeders eux-mêmes.
Dans la gueule des jours sera peut-être l’album des Breastfeeders qui se dansera le mieux...
- 2012