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    Mistery Travels
    Doctor L
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    2 Your Bones (feat. Tony Allen)
    Doctor L
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    Activista (feat. Martin Perna)
    Doctor L
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    Empty & Round
    Doctor L
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    By Surprise (feat. Tony Allen)
    Doctor L
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    Emergency
    Doctor L
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    In The Words (feat. Allonymous)
    Doctor L
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    Total Chaos (feat.Asa)
    Doctor L
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    Disapointed
    Doctor L
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    Vocal Kidnaping
    Doctor L
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    Misery (feat. David Walters)
    Doctor L
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    Family Of Fear (feat. Antibalas)
    Doctor L
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Artists contributing to this release
Doctor L

? La musique c?est comme un enorme immeuble, avec plein d?etages, plein de gens differents, pleins de moments differents, beaucoup de connards et des allumes tout en haut. Sans pretention, mieux vaut se mettre avec eux sur le toit, voler au-dessus du nuage, parce que sinon, c?est pas interessant ?, Doctor L.

Activiste sonore depuis vingt-cinq ans, Doctor L traverse les galaxies musicales comme une incandescente comete, toujours en fusion(s). Du punk-rock des annees 80 aux temps forts du hip-hop hexagonal avec Assassin, du demarrage de l?electronica a la renaissance internationale de l?afro-beat, sans transition... En 2000, deja sur le label Comet Records, il a su emmener l?afro-beat de Lagos vers le troisieme millenaire avec l?album Black Voices de Tony Allen et meme le faire tourner sur la lune, avec le disque Psycho on da bus.
Depuis dix ans, Doctor L poursuit cette meme vision d?une musique proteiforme, qui fait se rencontrer le passe, le present et l?avenir dans un retentissant big-bang temporel. Depuis dix ans, pour tenir ce pari fou, Doctor L cree en continu dans son home studio de Saint Ouen et lance des invitations tous azimuts : New-York, Paris, Londres, Lagos, Berlin, Bamako, Marseille...
Le monde entier transite au deuxieme etage de son repere foutraque et embarque vers un ailleurs cosmique. A l?image d?un peintre ou d?un sculpteur, Doctor L habite ce foyer artistique comme un atelier, ou prennent vie des histoires humaines, sonores et graphiques. The Great Depression est le premier volet d?une trilogie de ces enregistrements artisanaux, une photographie sepia et psychedelique d?une decennie de rencontres, a l?image de la pochette du disque, aussi imaginee et concue par Doctor L. Selon les morceaux, on le retrouve aux manettes, a la guitare electrique, aux percussions, au synthetiseur ou a la basse. Mais aussi a l?image, a la photographie, a la realisation de ses clips...

Autodidacte total, bidouilleur conceptuel, cannibale de references, brouilleur de pistes, DJ trans-continental, Docteur L, alias Liam Farell est un artiste extra- musical. Deuxieme enfant d?une fratrie de garcons, fils d?un peintre libertaire irlandais et d?une critique d?art britannique, il nait a Dublin en 1968, emigre et grandit jusqu?a seize ans entre la France et l?Irlande, au coeur de la notion de resistance. ? L?Irlande est le seul pays europeen a avoir fait une experience contemporaine de la colonisation, d?assimilation?,insiste-t-il assurant que c?est ce qui l?a d?abord emmene a la culture black- americaine, puis a la musique africaine : le sens. Autant marque par l?art revolutionnaire d?Emory Douglas, plasticien des Black Panthers, les discours de Malcom X, la rage de Public Ennemy, et plus tard de The Clash, l?universalite d?un Bob Marley ou la creativite de l?afro-rock psyche des 70?s, Liam Farrell aime voir pointer dans l?art l?insurrection qui vient. Et y imprimer de l?ironie, une conscience politique, de la poesie et les couleurs de ses voyages interieurs. Farouchement oppose a la segregation des arts, il expose des creations graphiques et sonores avec ses freres plasticiens Malacchi et Seamus. Un travail largement reconnu dans le monde anglo-saxon. En France et precisement en Seine Saint Denis, ? La famille Farrell ?, exposition en deux volets exposes a Mains d?oeuvres (Saint Ouen) et a la Maison Populaire (Montreuil) campait l?identite libertaire et touche-a-tout de cette fratrie inclassable. Dans l?hexagone, reconnu par la critique, suivi par ses fans, mais meconnu du grand public, Doctor L avance masque, multiplie les projets sous differentes identites, des labels ephemeres, remixe ses propres albums, en orbite du systeme musical et en perpetuelle recherche du son de demain.

Avec The Great Depression, il re-apparait dans la lumiere, en grand ordonnateur de plages musicales, sous d?irradiants soleils analogiques et numeriques. Album de rencontres, The Great Depression replace la creation au centre de tout, comme l?ultime essence de la vie, la ou politiques et economies ont echoue. De Brooklyn a Lagos, sa famille artistique lui accorde une confiance totale : prete a planer, yeux fermes et micros ouverts, elle le suit dans ses peregrinations musicales.
Ode vibrante a la creativite de la decennie 70, The Great Depression rend hommage a Gil Scott Heron ? In the Words avec Allonymous et Ji Dru ou a Sly Stone avec la reprise tres afro-beat de Family Affair par Antibalas. Tony Allen debarque By Surprise, accompagne de The Nairobi Descendants, pour poser un groove afro-futuriste. Dans Total Chaos, morceau anarchiste habite par une energie poetique que l?occident des annees 2000 a oublie, la nigeriane Asa clame ? I wait for the day that music will be the food of love, i wait for the day that i will sleep without laws ?. Atemporel et revolutionnaire.