Suède, France et Etats-Unis
S’installant en Suède à partir de 1980, Elisabeth Kontomanou y fonde le groupe de R&B Shine, et s’essaie à l’art difficile des interprétations a capella.
De retour en France, elle fonde en 1986 le quartette Conversation, en compagnie du pianiste et arrangeur niçois Jean-Yves Candela.
Elle se produit l’année suivante aux côtés du pianiste autodidacte Jean-Michel Pilc (aujourd’hui exilé à New York) : les deux sont rejoints par le joueur de bugle et trompettiste Stéphane Belmondo.
En 1991, Kontomanou est engagée par Michel Legrand pour le film musical Chase the Moon (Masque de Lune).
Premiers trophées
Un premier album sous son nom est édité en 1993.
En 1995, la chanteuse s’installe aux États-Unis. Trois années plus tard, elle commence à tourner avec le pianiste canadien Andy Milne, élève d’Oscar Peterson.
En 1999, après avoir remporté le concours de jazz de La Défense, elle est nominée au Django d’Or. La même année, elle enregistre l’album Embrace en sextette, accompagnée par les saxophonistes de Brooklin J.D. Allen et Sam Newcome (ancien compagnon de Terence Blanchard), puis Hand And Incantation (2000), en duo avec Jean-Michel Pilc.
Elisabeth Kontomanou rassemble alors autour d’elle l’octet Fort Green Project, et se produit dans les clubs mythiques de l’histoire du jazz (Village Vanguard, The Blue Note).
Victoire
En 2003, la chanteuse apparaît sur la scène de Rag Time, adaptation pour la scène (du Broadway off) du film de Milos Forman.
En 2004, elle édite l’album Midnight Sun, toujours accompagné par Jean-Michel Pilc, mais également par le contrebassiste Thomas Bramerie, et le batteur Ali Muhammed Jackson,
En 2006, elle obtient une Victoire de la Musique (meilleure chanteuse de jazz de l’année) pour l’album Waiting for Spring : onze chansons portées par la guitare de John Scofield, la contrebasse de Daryll Hall, et le piano de Laurent Coq.
En 2007, elle enregistre Back to My Groove sur une majorité de ses compositions, qui invitent le saxophoniste ténor David El Malek, ou le percussionniste Leon Parker, et dans lequel elle retrouve la soul music et le rhythm and blues de ses débuts.
Hommage
Son album suivant, Brewin’ the Blues (2008), est consacré au répertoire de Billie Holiday.
Mère de quatre enfants (de quatre pères différents), elle est désormais souvent accompagnée par son fils Donald, percussionniste.
Copyright 2010 Music Story Christian Larrède
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