Originaire d'un petit village gaspésien, c'est très jeune que la musique passionne Emi Bond.
À l'âge de 10 ans, elle apprivoise le piano, instrument qui la fascine. Malgré les cours, elle se tourne plus tard vers la guitare avec laquelle elle commencera à composer ses chansons.
C'est avec l'école de musique qu'elle se familiarise avec la scène, où elle se sent très à l'aise. Entourée d'amis qui font de la musique, Émi profite alors d’influences diverses. Du blues au jazz, en passant par le rock, les soirées improvisées s'annoncent souvent très colorées. Ses études en arts et lettres au CÉGEP de Gaspé l'aideront d'ailleurs à se définir une autre passion, le cinéma. Été 2003, elle s'exile malgré elle de son petit coin de pays pour compléter ses études universitaires en cinéma.
Cependant, quand le désir de la musique est trop présent, même si on tente de l'enfouir il surgit souvent sans prévenir. Après deux ans de recul, elle décide enfin de replonger dans l'univers qui la transporte, la musique ; un retour aux sources, pour ainsi dire, avec ce premier album en carrière, sur lequel les mots, les mélodies et les musiques se veulent tantôt urgents, tantôt charmeurs, jamais gratuits.
Enregistré principalement au studio MIXART, et mixé au studio Masterkut, l’album éponyme d’Emi Bond fut donc réalisé conjointement par Philippe Brault (Tomas Jensen, Pierre Lapointe) et David Étienne Durivage, qui se partagent aussi la plupart de l’instrumentation. Pour compléter les pistes instrumentales, le duo fait appel à Jean-Sébastien Nicol et Yano Rock (Kamikaze, Réveille) à la batterie, et Jean David Lévesque, pour la programmation supplémentaire, notamment pour la chanson Le Désordre.
Le premier extrait Kamikaze sort en radio. Aussitôt les réactions dépassent les attentes, et la chanson atteint le Top 10 du décompte de CKOI, se hissant jusqu’à la troisième position. Ralph Boncy du VOIR écrit avec justesse: «Dix chansons bien directes… d’une rockeuse rouquine de 23 ans qui vient rugir dans l’arène sans forcer la voix…des chansons signatures comme Kamikaze et Mon cœur est frette sont de vrais scripts de clips… ces textes vaguement désabusés, où se mêlent colère et vulnérabilité ne sont jamais indifférents. Ils témoignent plutôt d’une véritable urgence de vivre et, comme elle le dit si bien, de ¨défaire le bonheur de sa laisse¨.»
Emi Bond se fait remarquer en partageant la scène avec Maken Kozapo au Quai des Brumes, tandis que son deuxième extrait Réveille grimpe en 2ième position. En spectacle, elle s’accompagne à la guitare, et intègre à sa façon, quelques reprises de groupes qu’elle affectionne plus particulièrement (Radiohead, Daniel Boucher, Bob Marley, Ben Harper, Nirvana).
En duo avec l’excellent guitariste François Villemin, Emi Bond entreprendra une première tournée d’une quinzaine de petites salles de spectacles en région, et qui s’achèvera dans le circuit des Maisons de la culture sur l’Île de Montréal.
- 2008