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    La nouvelle école
    Les Shades
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    Battements de cœur
    Les Shades
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    De plomb
    Les Shades
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    39 degrés
    Les Shades
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    Mon enfance
    Les Shades
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Artists contributing to this release
Les Shades

LES SHADES

?CONTRE LA MONTRE?

On a rendez-vous avec les Shades dans un bar proche de Bastille, un dimanche d'orages. ?Avec qui?? repond une serveuse a peine aimable. ?Les Shades!?. ?Je ne vois pas du tout de qui vous voulez parler? insiste-t-elle, vraiment desagreable maintenant. Au fond, a gauche, pourtant, 5 jeunes attendent, les sourires surs et les regards a peine interrogateurs. Ils sont la, tangibles, tranquilles. Benjamin, Etienne, Harry, Hugo et Victor. On leur narre l'anecdote de la serveuse. Ils ricanent. Pas jaune, non. Ils se marrent. C'est a la capacite de rire de tout et surtout de soi-meme qu'on reconnait les hommes libres. Les Shades donc. Comme un gang. Un groupe francais, qui chante en francais. Deux albums au compteur. Un passage sur une major du disque. Des concerts. Une classe totale, a faire rougir pas mal de contemporains. Une capacite a composer des chansons, des vraies, celles qui ecrasent toute etiquette et qui s'immiscent dans l'intimite. Des bouts d'existence. Un destin loin des petits chemins etriques et de la trouille rampante actuelle. A l'heure Titanic, les Shades ne coulent pas.
Et la, un 5 titres, sur Tricatel, le label de Burgalat, aussi producteur de la chose. Le titre? ?Contre La Montre?. Ou comment meler athletisme, fievres d'enfance, pop, arrangements de premiere, retroviseur et identite inalterable. Enregistre en fevrier au studio CBE dans le 18eme, en 5 jours, ce mini album, ce ep, cet ovni, cette bande-annonce, au choix, va permettre de patienter jusqu'au troisieme album, qu'on devine plus futur proche qu'Arlesienne.

?La Nouvelle Ecole? d'abord. Benjamin: ?C'est un titre que j'avais ecrit en hommage a Ian Curtis. J'avais enregistre un truc dans un esprit New Order, avec des grosses boites a rythmes. Mais finalement, on a decide de faire un truc plus organique. C'est un espece de motif tres repetitif avec pas mal de modulations derriere. C'est celui qui devrait surprendre le plus les gens. Apres, je ne sais pas si des gens attendent quoi que ce soit des Shades (sourire)...? Une voix qui ne seduit pas dans le vide, de la guitare qui sait depasser les limites des genres, ni cuir ni biere ni post punk idiot, juste la ou il faut, quand il faut. Une chanson qui prefere, a l'ejaculation precoce, les choeurs angeliques et l'elevation crescendo. Ici, on commence une histoire et on la termine, sans jamais prendre l'auditeur pour un ane. On fait confiance a sa generosite, a ses blessures. On donne. Beaucoup.

Il y a aussi ?De Plomb?. Benjamin: ?C'est un titre que j'envisageais plus Jesus & Mary Chain et au final, on en a fait un truc plus pop. Il y a des arrangements hyper incongrus. Qui nous ont meme surpris. C'est l'un des titres, avec ?Mon Enfance?, sur lequel Bertrand a pose le plus sa griffe. Le texte fait reference a la course, a l'athletisme. C'est une fausse chanson d'amour en fait. Parce qu'on n'ecrit pas de chanson d'amour. Et il y a une petite reference a Taxi Girl, glissee dans le refrain. ? C'est effectivement ca. Une sorte de garage ouvert sur le monde, a l'electricite aerienne, moins Nelson Monfort que Jesse Owens.

?Mon Enfance? ensuite, c'est un slow sepia impeccable, a la geographie proustienne, ou Burgalat demontre qu'en France, il n'y a que lui, quasiment, lorsqu'il s'agit d'incarner. Benjamin: ?C'est un titre hyper perso qu'on n'avait pas choisi pour l'album d'avant. Il est assez catchy a la base. Le texte parle un peu de mon enfance. On a grandi a Montreuil, moi et mon frere Etienne. On a ensuite passe notre adolescence a Nation. C'est un titre assez simple. Et la musique est assez jolie derriere. Encore un titre sur lequel Bertrand a vachement pose sa patte. Un titre tres pop, tres aerien. Assez surprenant aussi au niveau des arrangements, avec des cloches un peu dissonantes. Sur ce titre-la, on est parti en studio avec quasiment rien parce qu'on ne savait pas vraiment ou on voulait aller. Et Bertrand l'a vraiment amene quelque part.? Et ou les Shades chantent ce genre de choses: ?On m'a dit qu'il fallait se battre pour avoir raison mais je prefere ne rien faire et trainer a la maison...?. Il en faut du coeur et de l'ame pour ecrire ainsi a a peine 21 ans.

?Battements de Coeur?, lui, est une sorte de rock spatial aux accents disco sournois, avec ses cordes qui menacent autant qu'elles invitent et au refrain mantra, aux gyrophares lointains. Benjamin: ?C'est un titre qu'on jouait depuis longtemps. Il fait reference a une chanson des Sparks, ?This Town Ain't Big Enough For Both of Us?. C'est un morceau qui parle d'un soir en tournee. On etait du cote de Saint-Lo et l'on avait vraiment foutu un bordel immense dans un Novotel. Et ca s'etait fini avec les flics a 6 heures du mat. C'est un peu une photographie de cette soiree-la.?.

Et enfin, ?39 Degres?. Benjamin: ?Je crois que c'est celui qu'on prefere. C'est encore un truc perso. Quand j'etais petit, j'avais des angines assez frequentes avec des fievres tres fortes. Et ca me procurait de vrais delires. Je voyais toutes sortes de choses. Je me levais et je disais des trucs bizarres a mon frere. Je voyais des singes, ce genre de trucs... Le texte parle de ca. La demo, c'etait carrement un pompage de QOTSA. On l'a originalifie... On a fait un truc un peu moins reference et la prod sur ce titre, c'est un peu un condense de tout ce qu'on a pu faire dans notre petite carriere. Ca pourrait etre un putain de single.? Certes. Dans un monde ou les oreilles seraient les seuls juges. ?39 Degres? a le pouvoir de tout enlever, de la piste de danse en Limousin jusqu'aux clubs branches nippons radioactifs. Voila bien la force des Shades: Ils parviennent meme a rendre le mot groove frequentable. Ce titre, c'est l'hysterie plastique, l'incandescence reptilienne, le pogo vandale, du mercure dans les veines. Un hymne.
Et ce mini album, c'est une bouee de sauvetage, un retour a la musique, celle qui ne (se) defile pas. Une evolution, une vraie. La pop est moins frontale. Ambiguite. Il y a quelque chose d'organique dans ce mini, une finesse mais viscerale. Une jeunesse qui ne s'autoparodie jamais, qui avance, qui kiffe sa race, lol, mdr, ta gueule. Des mecs a peine puberes capable d'arracher des larmes en chantant ?Sur la balancoire du square Marcel Cachin...? et qui pourraient bien un jour doubler Taxi Girl pour s'installer tout en haut. D'envisager la musique comme un metier, on sent que ca les derange, les Shades. Eux ne vont pas au bureau. Pas encore. Une pierre vient d'etre posee. Un nouvel album. Vite!

Il y a aussi des remixes de ?La Nouvelle Ecole?. Pour ceux qui aiment.

LES SHADES CONTRE LA MONTRE / NOUVEL EP
SORTIE LE 12 SEPTEMBRE 2011

LABEL
www.Tricatel.com

MANAGEMENT
Cyril@tricatel.com

CONCERTS
Le Periscope : sylvain@leperiscope.com / tel : ++ 33 (0)4 38 70 17 17

PROMO
Celine Lepage / cl@tricatel.com

www.lesshades.com / http://lesshades.over-blog.com / http://www.facebook.com/LesShadesmusic

Les Shades

LES SHADES

?CONTRE LA MONTRE?

We met up with Les Shades on a stormy Sunday in a bar close to Bastille. ?You?re with who?? said the less than friendly waitress. ?Les Shades? I haven?t a clue who you?re talking about,? she insisted, getting really unpleasant now. But at the back on the left, five young faces were waiting, all with confident smiles and slightly quizzical expressions. They were there, in the flesh and calm. Benjamin, Etienne, Harry, Hugo and Victor. When we told the story about the waitress, they giggled. Not in a sniggering way. Just having a good laugh. It?s a person?s ability to laugh at everything, and especially at themselves that makes them truly free. So, Les Shades. They are like a gang. A French group that sings in French. Two albums to their credit. A shift to a major label. Concerts. Pure class and a track record that must be the envy of many peers. An ability to write songs - real songs - songs that defy labels and have real penetrative depth. Slices of life. A fate far removed from today?s narrow vision and cringing fear. As the ship goes down, Les Shades refuse to sink.
And now, a 5-track EP on Bertrand Burgalat?s Tricatel label, produced by the man himself. The title? ?Contre La Montre? (?Against the Clock?). Or how to combine athletics, childhood fevers, pop, flawless arrangements, backward glances and unshakeable identity. Recorded over five days this February at the CBE studio in the 18th arrondissement, this mini-album will lead to album number three, which, as far as we can tell, will be sooner rather than later, sometime or maybe never.

First, ?La Nouvelle Ecole? (?The New School?). Benjamin: ?I wrote this as a tribute to Ian Curtis. I began by recording it with a kind of New Order vibe, with a lot of beatboxing. But in the end, we decided to make it more organic. It?s a really repetitive kind of pattern, but with a lot of modulations going on behind. That?s what'll surprise people the most. Having done it, I?m not sure people really expect this kind of thing from Les Shades (smiles)...? A voice that's hardly charming by itself, and a guitar that transcends the artificial boundaries of genre; not leather, not beer, not post-punk idiot - just there where it should be, when it should be. A song that prefers angelic choirs and erective crescendo over premature ejaculation. Here, the story begins and ends, without ever taking the listener for a fool. This is trust in giving, trust in showing hurt. This is giving. Lots of giving.

Next comes ?De Plomb? (?Lead?) Benjamin: ?I saw this track as more Jesus & Mary Chain, but in the end we?ve gone a bit more pop. The arrangements are really weird. Even we were surprised. Along with ?Mon Enfance? (?My Childhood?), it?s one of those tracks that Bertrand has influenced most. The lyrics are about athletic racing. It?s actually a fake love song. Because we don?t write love songs. And there?s a little reference to Taxi Girl there in the chorus.? That's pretty much what it is. A kind of garage music with an ethereally-electric worldview that?s less Nelson Monfort (French sports journalist) than Jesse Owens.

Then there?s ?Mon Enfance? (?My Childhood?), a slow, flawless sepia portrait in a Proustian landscape, where Burgalat demonstrates that when it comes to embodying France, he is almost the only one. Benjamin: ?This is a really personal track that didn?t make it onto our last album. It's basically very catchy. The lyrics are a bit about my own childhood. My brother Etienne and I grew up in Montreuil. We spent our teens in the ?Nation? neighbourhood in the east of Paris. It?s a pretty simple song, and the underlying music track is kind of endearing. This is another track that Bertrand has influenced. It?s a very pop, very light and floaty track. There are a few surprises in the arrangement too, with some fairly discordant bells. For this track, we went into the studio with almost nothing, because we didn?t really know where we wanted it to go. And Bertrand pretty much led the way.? When Les Shades sing lyrics such as: ?people say you have to fight to be right, but I?d rather do nothing and just stay at home?, you need real heart and soul to write this kind of stuff when you?re just 21.

?Battements de Coeur? (?Heartbeats?) is a kind of space rock with sly hints of disco, strings that threaten as much as they entice, and a mantra chorus of far-off flashing lights. Benjamin: ?It?s a number we?ve been playing for a long time now. There?s a reference here to Sparks? ?This Town Ain't Big Enough For Both of Us?, and it?s about one particular night on tour. We were on the outskirts of Saint-Lo and we?d had a hell of a party trashing a Novotel. It ended up with the cops arriving at 6 o?clock in the morning. So it?s a kind of a snapshot of that night.?

And lastly, ?39 Degres? (?39 Degrees?) Benjamin: ?I think that this one?s our favourite. It?s another personal thing. When I was little, I used to have tonsillitis regularly, and get very high temperatures. I?d go completely delirious. I?d see all sorts of stuff. I?d get out of bed and say weird stuff to my brother. I?d see monkeys and stuff like that. This song?s about that. The demo turned out to be a straight-up copy of QOTSA. So we made it a bit more original. We came up with something a bit less derivative, and the production is a bit like a concentrated version of everything we?ve achieved so far in our short career. It could be a hell of a single?. That?s for sure: in a world where ears are the only judge, ?39 Degres? has the power to lift everything, from a dance floor in Limousin to the radioactive ultra-trendy clubs of Japan. That?s the real strength of Les Shades: they?ve even succeeded in making the word groove acceptable. This track is plastic hysteria, reptilian luminescence, vandal pogo, mercury in the veins. A hymn.
And this mini-album is a lifeline; an unflinching return to the music. An evolution and a truth. The pop is less full-on. It?s ambiguous. There?s something organic about this mini-work; delicate, but viscerally so. A youth that never parodies itself, that moves forwards, that?s a turn-on for its own kind, lol, mdr, shaddup. A group of guys barely out of puberty, but who sing the tear-jerking ?Sur la balancoire du square Marcel Cachin? (?On the swing in the Square Marcel Cachin?), and who could well overtake Taxi Girl at the top one day. You get the feeling that Les Shades wouldn?t want to treat music as a job. They?re not office workers. Not yet. The first stone has been laid. A new album. Quick!

There are also remixes of ?La Nouvelle Ecole?. For those who like it.

LES SHADES
CONTRE LA MONTRE / NEW EP
RELEASED 12 SEPTEMBER 2011

LABEL
www.Tricatel.com

MANAGEMENT
Cyril@tricatel.com

CONCERTS
Le Periscope: sylvain@leperiscope.com / tel.: + 33 (0)4 38 70 17 17

PROMO
Celine Lepage / cl@tricatel.com

www.lesshades.com / http://lesshades.over-blog.com / http://www.facebook.com/LesShadesmusic