Diane Tell

Diane Tell / Bio

Des debuts

Si vous avez eu l?occasion d?assister a l?un de ses tout derniers spectacles en solo au Quebec ou en France, vous connaissez l?histoire de ses debuts de musicienne. Tout sourire, entre deux chansons, Diane Tell raconte au public attentif les heureuses circonstances qui ont mene la petite Quebecoise d?Abitibi sur le chemin de ses premiers succes d?artiste auteur-compositeur-interprete.

Diane Tell ? Un ami de mon pere, Edgard Davignon, desirait fonder un conservatoire de musique a Val d?Or ou nous habitions. Dans mon souvenir, il lui fallait un minimum de 26 eleves pour realiser son reve. Mes freres et moi avons ete elus d?office ? eleves fondateurs ? de cette toute petite ecole de musique installee au sous-sol du poste de police ! J?y ai etudie le violon quelques temps mais n?aimais pas ca... En revanche, j?adorais mon professeur Luis Rebello qui decela chez moi un don pour la musique et m?encouragea a changer d?instrument et a poursuivre mes etudes musicales. Ma premiere guitare entre les mains, je me suis mise a ecrire et a composer des chansons. A 17 ans, j?avais deja cree une cinquantaine de pieces originales avant d?entamer l?enregistrement de mon tout premier album. ?

Le Kamouraska 1978 ? Au Quebec, le jazz a maintenant une voix : celle de Diane Tell ! Ce petit bout de femme aux superbes yeux verts est une disciplinee qui croit a l?effort soutenu. Elle ecrit les paroles et la musique de ses chansons depuis l?age de douze ans. Le serieux avec lequel Diane entreprend sa carriere nous permet de beneficier d?une musique et d?arrangements aptes a soulever l?attention du grand public par leur qualite...

80?s ? Entre nous, En fleche, Chimeres, On a besoin d?amour, Faire a nouveau connaissance, Degriff?moi.

Le Devoir - 1981 - Nathalie Petrowski Nommee decouverte de l'annee mais aussi auteur-compositeur de l'annee au Gala de l'ADISQ l'automne dernier (pour l?album Entre nous), Tell devint ce jour-la l'enfant cherie de l'industrie. Ses prix et plus particulierement son titre de meilleur auteur-compositeur de l'annee souleva neanmoins un certain scepticisme dans le milieu, non pas celui des producteurs mais celui des musiciens et des artistes qui ont mal digere qu'une jeune debutante vole la vedette et les honneurs a des institutions comme Gilles Vigneault et Jean-Pierre Ferland.

Pis encore, Diane Tell remporta a nouveau l?annee suivante ce meme prix ? d?auteur-compositeur ? de l?annee et ceux de meilleur album, meilleure chanson et meilleure interprete feminine pour ? En Fleche ? ou figure la chanson ? Si j?etais un homme ? !

Un tel succes ne peut etre accompagne que d?eloges. Apres la sortie de son quatrieme album ? Chimeres ? et les incontournables et tres nombreux concerts qui suivirent, Diane Tell partit s?installer en France, pour une annee sabbatique, ou elle vit encore aujourd?hui.

Les albums, les concerts a l?Olympia de Paris et les collaborations se succedent. Diane compose sur les textes d?auteurs choisis comme Francoise Hardy, Boris Bergman, Maryse Wolinski et Marilyn Desbioles...

90?s ? La legende de Jimmy, Marilyn Montreuil, Desir Plaisir Soupir.

La decennie demarre fort en France pour Diane avec ? deux coups de theatre ? ! Elle decroche les roles principaux dans deux nouvelles comedies musicales mises en scene par Jerome Savary : ? La legende de Jimmy ? (Berger/Plamondon) et ? Marilyn Montreuil ? (Savary/Tell) dont elle signe la musique. Plus de 300 representations sont donnees au theatre Mogador pour Jimmy, a Chaillot et en tournee pour Marilyn. De quoi satisfaire une envie de s?exprimer a travers des spectacles portes par des troupes d?acteurs, de musiciens et de chanteurs exceptionnelles.

Le Monde ? 1990 ? Daniele Heymann ? Rock requiem pour Jimmy ? Jerome Savary met en scene ? La Legende de Jimmy ?, de M. Berger et L. Plamondon, une evocation de James Dean, funebre et belle. Le spectacle a une force qui finit par emporter une adhesion, une emotion un peu lentes a s?installer. Les interpretes sont tres bien. Diane Tell, (la fan), ronde et rose, tient la note avec une sante d?airain, et l?Americaine Nanette Workman, un peu raide, un peu mechante fee, un iris noir est ravissante. Le plus etonnant : Tom Novembre en clergy-man-recitant. Glabre, inquietant, race, il impose sa presence, son timbre de catacombes... Des lyrics efficaces, sensibles, une musique confortable ou pour l?instant rien ne depasse. Pas de tube a l?horizon. Sans doute faut-il attendre que le disque soit enregistre, que les radios le ? matraquent ?... Ce qui deja eclate, c?est la qualite des eclairages de Jacques Rouveyrollis, la densite nostalgique des toiles hyperrealistes de Guy Pellaert, l?extraordinaire energie funebre de la mise en scene de Jerome Savary.

Le Canard enchaine ? 1991 ? Bernard Thomas ? Marilyn Montreuil ? Ravissante idee que de raconter les mesaventures d?une Marilyn des faubourgs, l?une de ces momes a la guitare qui revent d?Hollywood et de coucher avec le President, dans l?arriere-salle d?un bistro, aux puces de Montreuil, parce qu?elles ont une jolie frimousse et un charmant filet de voix. Diane Tell est, en effet, ravissante, sa blondeur prend la lumiere et son sourire petille. Le portrait qu?en trace l?auteur-metteur en scene, patron des lieux (Chaillot), est d?ailleurs aussi allechant que veridique : ? C?est vrai qu?elle ressemble a Marilyn, mais a une Marilyn raccourcie, comme si elle avait ete compressee par Cesar... ?

Apres trois ans de travail intense au sein de ces grands spectacles/hommages aux mythiques James Dean et Marilyn Monroe, Diane Tell retourne chez elle au pays basque et surtout revient a l?ecriture et a la composition pour ? Desir Plaisir Soupir ?. Cet album sera enregistre a Londres ou elle fera la connaissance d?un musicien exceptionnel, Robbie McIntosh (ex membre du groupe The Pretenders et guitariste de Paul McCartney), avec lequel elle se liera d?amitie et travaillera sur plusieurs projets pour la scene et en studio.

Le Devoir ? 1996 - Sylvain Cormier ? Faire a nouveau connaissance avec Diane Tell - Quand je dis et redis autour de moi qu?il faut absolument ecouter ? Desir Plaisir Soupir ?, que ce disque est l?un des plus forts de l?annee, qu?il propose un rarissime et ravissant melange de sensibilite toute latine et de brillante musique pop a la britannique, on fait la moue. Diane Tell ? La (maudite) Francaise ? Si je voulais vous encourager, je vous dirais qu?elle a renoue sur cet album avec la guitare. Chez nous, c?est entendu, on l?a aimee qu?avec une six-cordes entre les mains, comme au temps de ? Gilberto ? et ? Si j?etais un homme ?. Mais bon, au fond, je m?en fous. Frappez-la d?ostracisme si vous voulez. Mais si vous osez ecouter l?album, je vous defie de ne pas succomber a ces melodies, a ces arrangements, a cet exquis quatuor de cordes, a cette voix impossiblement douce a travers laquelle tout passe sans qu?il n?y paraisse, a cette exploration systematique de l?aventure amoureuse qui va de la joie pure a la souffrance indicible. C?est trop reussi. Trop beau. Trop juste.

Voir ? 1996 ? Laurent Saulnier ? La traversee du desir ? Eviter ? Desir Plaisir Soupir ?, c?est passer a cote d?un des meilleurs disques parus cette annee, tous pays confondus. C?est bouder son plaisir de la chanson pop a son meilleur...

Les annees 2000 - Tout de Diane, Popeline, Les Louves sur France Inter, Je m?voyais deja, Docteur Boris & Mister Vian.

? Tout de Diane ? (2003), un best of qui aura comme de bien entendu le succes reserve aux compilations gonflees de hits, ? Popeline ? (2005), un nouvel album de chansons originales realise par elle dans les meilleurs studios de Londres, avec ses talentueux amis anglais Robbie McIntosh et Pino Palladino, ? Les Louves ? (2006), une emission de radio sur les ondes de France Inter, ? Je m?voyais deja ? (2008), nouveau premier role dans une comedie musicale de Laurent Ruquier d?apres les chansons d?une legende vivante, Charles Aznavour, et enfin l?album ? Docteur Boris & Mister Vian ? (2009) dont le repertoire n?est autre que l?adaptation francaise par l?ecrivain Boris Vian de quelques uns des plus grands standards de jazz americains... Que dire de plus en une decennie ? Que rever de mieux pour une artiste ? Qu?attendre d?autre de celle qui continue d?etonner par ses choix, de surprendre par sa tenacite et d?innover dans sa maniere d?aborder le metier d?artiste-producteur ?

Le Point ? 2003 ? Patrick Besson - Toute Diane Tell ? Les septieme, huitieme et neuvieme titres ? ? Savoir ? (1984), ? Faire a nouveau connaissance ? (1986) et ? Je pense a toi comme je t?aime ? (1988) ? sont mes preferes. Trois discours tendres et destructures sur la condition humaine feminine depuis dix mille ans. ? Et c?est comme si/T?avais moins envie. ? J?aime aussi beaucoup : ? Faire a nouveau connaissance / A Montreal ou a Paris. ? C?est simple et neigeux comme deux vers posthumes de Pouchkine retrouves sur une lettre d?amour du poete ecrite en francais. L?important, dans une chanson, c?est la quantite de desir et la densite du chagrin. La nostalgie compte aussi pas mal. Impossible d?ecouter Diane Tell sans penser aux etres qu?on a perdus par notre faute. C?est toujours notre faute quand on perd quelqu?un, comme les cartes de credit. Le manque d?attention !

Voir ? 2005 ? Carlo Sancho ? Quoi de 9 ? Diane Tell, apres neuf ans d?absence, refait surface avec ? Popeline ?, un superbe album concocte a la maison, dans le Sud de la France, et finalise dans plusieurs studios, dont le mythique Abbey Road. Si certains chanteurs desirent etre omnipresents dans les palmares et les medias, Diane Tell, elle, prefere s?accorder du temps pour la reflexion, pour sa vie privee et surtout pour la realisation du meilleur album possible. Elle refuse de decevoir ou de se decevoir, joue sa vie sur chacun de ses disques. Si son nouvel opus etait pret depuis deja longtemps, son perfectionnisme a fait qu?elle l?a revu jusqu?a en etre satisfaite, d?ou l?interminable attente infligee a ses fans malgre la sortie d?un best of et la reedition de ses anciens disques pour les faire patienter.

Telerama ? 2006 ? Anne-Marie Gustave - Tell Quelle ? Diane Tell anime ? Les louves ?, sur France Inter, pendant l?ete. Depuis juillet, armee de son seul micro, Diane Tell chasse ? Les louves ?, des femmes qui attrapent la vie avec leurs crocs et leurs griffes, et surgissent ou on ne les attend pas. Des Fanny Ardant, Bianca Li, choregraphe, Claire Gibault, chef d?orchestre... (45 femmes en tout). Spontanee et blagueuse avec ses invitees, la chanteuse casse les codes de l?interview. Chaque jour, elle trouve une idee qui colle a la personnalite de son invitee, imite Arletty ou les speakers hurlants des shows americains. Et elle concoit cette emission comme une experience artistique, un coup de projecteur sur sa vedette... Ses interlocutrices, mises en confiance, livrent des confidences tres differentes de celles recueillies par les porteurs de micro professionnels. Diane Tell casse les codes. Elle conserve les bruits parasites ? et meme une conversation telephonique pendant l?enregistrement de Martine Monteil a la PJ. Elle pose des questions saugrenues, affiche sa jubilation et, surtout, n?hesite jamais a devoiler des anecdotes intimes. Et cela passe aupres des auditeurs comme une lettre a la poste. Sans doute parce que, aux yeux du public, elle est avant tout une artiste, l?immarcescible interprete de ? Si j?etais un homme ?, la star de plusieurs comedies musicales. Toujours est-il que l?animatrice des Louves a transforme ses ? lacunes ? en marque de fabrique.

France soir ? 2008 ? Pour une premiere, c?est une reussite - Au theatre du Gymnase, ? Je m?voyais deja ?... a donne sa premiere representation. Diane Tell et les autres chanteurs ont ete ovationnes... Les spectateurs qui sortent du theatre semblent ravis du moment qu?ils viennent de passer. ? C?etait genial, j?ai adore ?, lance une femme. ? Ca va faire un carton ?, s?exclame un autre. On peut leur opposer le fait qu?avec des chansons de Charles Aznavour, que tout le monde connait, c?etait gagne d?avance. Pas si sur, c?etait surtout le meilleur moyen de rencontrer un cuisant echec. En effet, il est tout de meme question d?un monstre sacre de la chanson francaise. Or cette comedie musicale joue la modernite. Elle met en avant les differences (origine, physique, orientation sexuelle, age...) de la societe actuelle. Et surtout ce sont de jeunes talents qui entourent Diane Tell pour interpreter les classiques du maitre... A noter la magnifique presence de Diane Tell qui encadre tous ces jeunes. Son retour dans une comedie musicale est un vrai bonheur.

Liberation ? 2009 ? Bruno Pfeiffer - Diane chante Vian tel que - Un meteore a explose la surface tranquille de la lune : son dernier disque ?Docteur Boris et Mister Vian?. Le travail enduit de baume les oreilles, puis le reste de la carcasse. C?est tout simplement extra... Un regal. Vian n?aurait sans doute pas hesite a applaudir ? Rue de la flemme ?. Quel concentre de swing relache! Quel modele de grande chanson (tour de force de la traduction)! Pourquoi citer seulement le savoureux ? Voyage au Paradis ? ? Les onze valent le coup. Le disque passe comme un remede a l?imbecillite de la periode actuelle... La profondeur legere de l?interpretation s?offre comme un cadeau. Les chorus de Laurent de Wilde, huit ou seize mesures maxi, ne goinfrent pas la mise en place. La complicite de l?ensemble se ressent du respect flagrant que se portent les artistes. Le prochain qui me classe Diane Tell dans la variete, je l?enjoins : jazzons les idees preconcues.

Depuis 2010 ? Rideaux ouverts, Jamais su, Les duos improbables, Brel, En continu, Michele, Histoire de novembre, Une.

Sucrepop ? 2011 ? Rideaux ouverts - Une petite vignette sonore en introduction ou on l?entend fredonner, avant de passer aux choses serieuses et d?office, ca cogne sec. ? En pointille ?, pop song redoutablement efficace, son meilleur titre depuis des lustres. Le son est plus sec, moins sophistique qu?a l?accoutumee, mais cela lui sied bien... Diane semble delaisser le son de la vieille Europe pour laisser l?Amerique du Nord prendre le pas et ce changement d?atmosphere donne un coup de fouet bienvenu a son inspiration... ? Je sais bien qu?un jour ?, cette fois non fredonne, futur probable classique de Miss Popeline, au texte emouvant. Les textes d?ailleurs, tournent tous, peu ou prou autour de l?amour et ses differentes declinaisons. Au final ces rideaux s?ouvrent sur une bien jolie oeuvre, la collaboration avec les Canadiens a revigore Diane qui nous propose l?un de ses meilleurs disques et a coup sur l?un de ses plus equilibres. La legere touche country/rock lui va comme un gant, sa voix est de plus en plus belle...

Le Point ? 2012 ? Patrick Besson ? Chanteuses de charmes ...Diane Tell est l?intello du showbiz franco-canadien. Elle a commence dans le jazz, aime Nabe et chante Vian. Elle a ecrit plusieurs chansons immortelles, ce qui doit faire un drole d?effet, comme si on entrait de son vivant dans la posterite. Il y a des moments ou on doit avoir l?impression de se reveiller dans une tombe. Raison pour laquelle, a la fin du siecle dernier, Diane a eu besoin du grand air de Biarritz ? Surfer n?est pas jouer. ? Rideaux ouverts ? est l?album de son retour au Canada, en Abitibi exactement. Ne me demandez pas ou c?est, j?ai une dent contre les Canadiens : ils descendent toujours mes livres. C?est peut-etre parce que mon grand-pere avait un bordel a Vancouver. Il y a dans ? Rideaux ouverts ? une gaiete brusque et un vague abandon. L?amour vecu laisse des rides legeres sur les mots et on marche sur les notes comme sur des oeufs. On entend la delicatesse peureuse de l?age mur, qui precede la decontraction absolue de l?age mort.

En 2010, Serge Fortin et Diane Tell font connaissance a Val d?Or pour les celebrations du 75eme anniversaire de la ville temoin de leur enfance. Ce qui devait etre une collaboration ephemere s?est transforme en traversee au long cours de la scene musicale des deux cotes de l?ocean. De ces bords tires a quatre mains nait un album de chansons enregistre a Montreal. A peine sorti en France ? Rideaux Ouverts ?, Diane rencontre par le biais de complices bien inspires, le DJ/createur et performer Olaf Hund. Elle lui propose de remixer ? En Pointille ?, lui donne un enregistrement de sa voix et carte blanche. Le resultat est absolument irresistible. ? En Pointille ? devient ? En continu ? avec ses trois versions delirantes ? Berlin ?, ? Milano ? et ? Buenos Aires ?. La decennie amorcee sous le signe de la collaboration se poursuit de rencontres en rencontres. ? Jamais su ? d?Anodajay, chanson construite autour du refrain de son succes ? Souvent Longtemps Enormement ?, s?est hissee jusqu?a la premiere place des palmares radio et tele pour la video. Diane retrouve Boris Vian sur ? L?amour en cage ? enregistree avec l?artiste Dumas pour l?album ? Les duos improbables ?. Elle chante ? Michele ? aupres de Gerard Lenorman pour son album quebecois ? Les duos de mes chansons ?. Elle participe a l?hommage a Brel a la maison symphonique de Montreal avec de nombreux artistes quebecois, un spectacle qui partira en tournee en 2014. Elle realise avec son complice Serge Fortin ? Histoire de novembre ?, premier extrait d?un album a paraitre et se lance avec bonheur dans la realisation de videoclips. Trois films ont vu le jour depuis l?ete 2012. Enfin, en 2013, sort l?album ? Une ?, une douzaine de chansons de son repertoire interpretees en solo, guitare-voix, comme elle le fait sur scene depuis ? Gilberto ? jusqu?a ? Une ?, chanson inedite, ecrite tout specialement pour l?album.

Diane Tell ? 2013 ? Une

? UNE fois pour toutes, je l?ai fait cet album en solo, ce retour sur quelques-unes de mes plages sans l?harmonieuse compagnie de musiciens. Pour UNE fois, je suis partie sans equipage aux alentours de mon ile enchantee y prendre l?air de mes chansons pour leur offrir un autre souffle.

Le traitement d? UNE chanson, l?arrangement musical, la qualite sonore d?un instrument, la couleur d?un effet, voila tout ce qui souvent donne le ton d?UNE epoque. Debarrassees de leur costume de style, les chansons prennent une tout autre tournure, tantot profonde, tantot legere.

Pourquoi UNE ? Parce que la voix d?UNE seule femme et le son d?UNE seule guitare se sont unis pour ne faire qu? UNE. Parce que le mot UNE est l?anagramme de Nue. Parce qu?aucun Anglo-Saxon n?arrive a prononcer correctement cette syllabe. Parce que j?aime la forme que prennent les levres quand on dit UNE. ?

Blog - Francis Hebert ? mai 2013 - Epuree

Il y aurait plusieurs raisons de passer a cote du nouvel album de Diane Tell qui sort sur les tablettes ces jours-ci, mais deja disponible en numerique depuis fin mars. Ce serait une erreur de le louper, car il est d?une grande beaute, meme pour ceux qui n?ont, jusqu?a present, jamais ete touches par son univers. La, en enregistrant cet opus en solo, avec juste sa guitare et sa voix, elle nous touche plus que jamais.

L?epure convient bien a certains artistes, tel William Sheller ou Jean-Claude Darnal. En solitaire, certains peuvent faire des miracles d?emotion. Diane Tell y parvient ici. Elle reprend plusieurs morceaux de son repertoire dont les classiques Gilberto qui salue la bossa-nova et Si j?etais un homme. Elle chante du Vian, Aznavour ou Francoise Hardy.

C?est d?une justesse, d?une purete, d?une delicatesse...

Albums studio

Premier Album (1977)
Entre Nous (1979)
En Fleche (1980)
Chimeres (1982)
On a besoin d'amour (1984)
Faire a nouveau connaissance (1986)
Degriff? moi (1988)
La legende de Jimmy (1990) album multi-artistes
Marilyn Montreuil (1992)
Desir Plaisir Soupir (1996)
Popeline (2005)
Docteur Boris & Mister Vian (2009)
Rideaux ouverts (2011)
Une (2013)

Compilations et reeditions

Paris/Montreal - Ses plus belles chansons (1987) Polygram
Collection Or et Double Collection Or (1992) Sony
Morceaux Choisis (1993) Sony Music
Tout de Diane (2003) BMG
Les 7 premiers albums en version CD (2003) BMG
Souvent longtemps enormement - Coffret (2007-2009) Sony
Original Album Classics - Coffret 5 CD (2009) Sony
Passe simple (octobre 2013)

Duos qui ne sont pas dans la discographie de Diane Tell

L'amour en cage - en duo avec Dumas (2012) extrait de l?album ? Les duos improbables ?
Histoire de novembre - en duo avec Serge Fortin (2012) extrait de l?album ? Gaspille une nuit ? (a paraitre)
Michele - en duo avec Gerard Lenorman (2012) extrait de l?album ? Duos de mes chansons... au Quebec ?

Recompenses

Felix du meilleur auteur compositeur (1980)
Felix du meilleur espoir (1980)
Felix de la meilleure chanson pour Si j'etais un homme (1981)
Felix du meilleur album pour En Fleche (1981)
Felix du meilleur auteur compositeur (1981)
Felix de l'interprete de l'annee (1981)
Juno Awards interprete de l'annee (1981)
Midem Awards interprete de l'annee (1982)
Victoire de la musique pour l'album francophone de l'annee avec Faire a nouveau connaissance (1986)

Scenes (principales)

1977 : Debute a l'Eveche de Montreal
1980 : La Place des Arts de Montreal
1982 : Le Theatre Saint-Denis
1983 : L'Olympia de Paris
1986 : L'Olympia de Paris
1986 : Le Spectrum de Montreal
1989 : L'Olympia de Paris
1996 : Le Spectrum de Montreal
2003 : Le Palais Royal
2003 : Les FrancoFolies de Montreal au Club Soda de Montreal
2003 : Le Theatre du Petit Champlain a Quebec
2005 : Les FrancoFolies de Montreal au Spectrum
2005 : Le Cabaret Music-Hall a Montreal et tournee En Solo mais pas Single
2005 : Le Grand Theatre de Quebec
2006 : L'Europeen de Paris
2010 : Les FrancoFolies de Montreal a La Place des Arts de Montreal
2012 : L?Astral, festival Montreal en lumieres
2012 : Tournee du Roseq, Festival d?ete, Quebec
2012 : Les FrancoFolies de Montreal, grande scene.
2013 : Ne me quitte pas ? hommage a Jacques Brel, Place des arts, Montreal ? en tournee en 2014
2013 : Le grand bizou ? hommage a Felix Leclerc, Grande scene du quartier des festivals, Montreal

Comedies musicales

1990 : La Legende de Jimmy de Michel Berger et Luc Plamondon, mise en scene Jerome Savary, Theatre Mogador (1990-1991) - 100 representations
1991 : Marilyn Montreuil, de Jerome Savary et Diane Tell ? interprete de Marilyn Montreeuil et compositeur (1991-1992)
2008 : Je m'voyais deja, de Laurent Ruquier autour du repertoire de Charles Aznavour - interprete (2008-2009)

Radio

Les Louves sur France Inter, 45 emissions (concept, production, animation) (2006)